Vladimir Volkoff, français de sang russe, est né à Paris le 7 novembre 1932.
Fils de Russes Blancs ayant fui la Révolution bolchévique, il est élevé par sa mère tandis que son père s'engage dans la Légion Etrangère. Petit-fils d'officiers, arrière petit-neveu du compositeur Tchaïkovski, à qui il a consacré une biographie, il est pétri par l'histoire, la langue et la littérature russes.
Après une licence de lettres classiques à la Sorbonne, Volkoff fait l'expérience de l'enseignement puis devient officier de renseignement pendant la guerre d'Algérie. Ses premiers romans, chez Julliard, L'Agent triple (1962), puis Métro pour l'enfer (prix Jules-Vernes 1963), lui valent un succès d'estime. Mais c'est Le Retournement qui le révèle au grand public en 1979. Traduit dans douze langues, ce roman d'espionnage est dédié à Graham Greene. Sa dimension métaphysique et spirituelle ­ - Volkoff était orthodoxe - en font une oeuvre singulière dans le sillage de laquelle s'inscrit Le Montage (1982, Grand Prix de l'Académie française).
Dans les années 1980, quittant le terrain de l'espionnage, Volkoff signe, Les Humeurs de la mer, fresque contemporaine en quatre volumes dont la construction rappelle celle du Quatuor d'Alexandrie. Volkoff est un admirateur de Lawrence Durrell à qui il consacrera Lawrence le Magnifique ou Lawrence Durrell et le roman relativiste (1984).
Son activité littéraire est incessante. Volkoff écrit de nombreux autres romans, des romans historiques, mais aussi des pièces de théâtre, des ouvrages de science-fiction, des livres pour enfants (par exemple, la série des Langelots, sous le pseudonyme de Lieutenant X). Il est encore l’auteur de commentaires des Evangiles ou d’essais tels que La Désinformation, arme de guerre (1986), Du Roi (1987), La Trinité du mal (1990), Petite histoire de la désinformation (1999), Pourquoi je suis moyennement démocrate (2002), etc.
Vladimir Volkoff s’était engagé publiquement en faveur de la Serbie lors des bombardements de l’OTAN en 1999. Pour manifester son soutien au peuple Serbe, il s'était rendu à Belgrade, sous les bombes.
 
 
Il est mort à 72 ans, le 14 septembre 2005, dans sa propriété de Bourdeilles en Périgord.
 
 
 
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